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Poésies d’aujourd’hui

Dernier ajout : 15 juillet 2013.


Des textes de poésie écrits récemment, ces dernières années, alors que déjà, pour la plupart je slamais. Des textes qui ne se prêtent pas à être dits sur une scène de slam, quoiqu’on dise que le slam ce n’est pas un style, pas un type de poésie, mais juste la possibilité de dire ses textes en public, dans une forme ludique et ouverte. A vrai dire, je crois que je n’y crois pas trop. Le slam oblige à la rencontre avec le public, et on a tendance à écrire pour le public aussi, à donner sur scène une poésie plus accessible, plus compréhensible, dans un format qui tient en 3 minutes. Ces textes-ci, ce ne sont pas des textes pour le slam ; ils n’ont pas vocation à y être dits. Ils sont plus obscurs, moins faciles. Plus beaux je crois aussi, parce que, depuis quelques années, je cherche comme une quintessence du mot, une simplicité, quelque chose d’impossible à dire. Sinon par le silence.

  • 15 juillet 2013, par Orénok A. B.

    Silence Je pose mon doigt sur tes lèvres. Et t’offre mon silence. Il s’appelle poésie. Sur ma peau colle comme un silence. Il s’appelle poésie. Et danse sur le sol, et danse sur le sol. Son do emporte ma patience. Je t’offre mon silence. 2013

  • 7 février 2010, par Orénok A. B.

    Tu es le e au bout de ma phrase Tu es le e au bout de ma phrase et le a alla fine della mia sentenza. You are the feminine principle. Tu es le Y au bas de mon corps et le sein au creux de mon bras. Tu es le manque et tu es le trop plein, tu es la jouissance, et tu es le bien. 7 février 2010

  • 18 mai 2009, par Orénok A. B.

    aller là où le vent ne me dit pas aller là où le vent ne me dit pas, manger des choses que la terre ne nous donne pas, rire des morts de la vie qui ne tient pas, et puis et puis et puis.... à quoi sert tout cela ? Rêver d’un peu d’amour qui ne tue pas, tuer à coups d’épée le temps qui va, sentir un peu d’rosée sur un ciel soleillé, et puis et puis et puis loin s’évader, encore ça va 18 mai (...)

  • 30 mars 2009, par Orénok A. B.

    Ma liberté de penser Loin que porte le vent Il n’emportera point Sous sa cape d’argent Ma liberté d’penser Si l’homme était grand Que serait-il ? Sinon figure féminine Le mot est mâle Le mot est mâle et la poésie femelle et la liberté femelle. 30 mars 2009

  • 1er février 2009, par Orénok A. B.

    (Un hommage à un ami, Miguel, vrai poète lui, funambule sur le fil de la vie. Merci pour cette incroyable rencontre.) Interchangeabilité des mots Interchangeabilité des mots Interchangeabilité du discours Exfolio, exfolier, peu importe que tes mots soient publiés ou que ce soient les miens Un homme à la place d’un autre Un homme à la place d’une autre Homme pour homme dent pour dent Brecht Exfolio, exfolier, peu importe que tes mots soient publiés ou que ce soient les miens *** Logos Je (...)

  • 1er septembre 2008, par Orénok A. B.

    (Il s’agit d’un texte écrit au fil des pages d’un bouquin de Christian Bobin, La part manquante, un texte vrai, lui.) Chant du rien. (début La part manquante) Chant du rien 170608 1768. Pas de certitude Aucune certitude. Ce serait le livre du non. Il n’y aurait que des épithètes sans adjectif, que des adjectifs sans nom, sans lettre. Que des lettres. Pures. Puisées dans l’esprit des lettres. Il n’y aurait pas de verbe. Langage crypté de dates en années – – en Anne née. Si Il n’y (...)

  • 15 avril 2008, par Orénok A. B.

    Solistance Je ne suis pas aveugle, je marche seule dans ma nuit Je ferme les yeux, je marche dans le noir Le plus long temps possible Je ne suis pas aveugle J’essaie juste de savoir ce que ferait d’être aveugle Solistance, et j’hume dans la nuit La douceur subterfuge de n’être que loin des autres Me perdre le sens La route Solistance Mais dans le noir