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Poésies adolescentes

Dernier ajout : 10 janvier 2006.


Une poésie née de l’adolescence. Des poèmes d’amour. Mais pas que. Des mots. Une première expérience. Une première jouissance du mot. Un premier désir dit par les mots. Celui d’être. Et puis, aussi, surtout, des mots pour hurler contre le monde, contre le réel, contre le fait, des pour crier, des mots pour s’écrier, puis s’écrire. Le mot, c’est tout l’univers à portée de la main, un pouvoir qu’on apprend à connaître, qu’on apprend à maîtriser, un pouvoir qu’on affute comme pour se protéger du monde, et s’inventer une épée secrète. Pour combattre le monde de tous les jours. Pour survivre. Et devenir.

  • 10 janvier 2006, par Orénok A. B.

    LE SOLEIL BRILLAIT D’UNE LUMIERE AVEUGLANTE Le soleil brillait d’une lumière aveuglante. La terre était verte. Un printemps en moins et l’été revient. Les arbres défilent très vite devant mes yeux jusqu’à ne plus former qu’un train magique de nature éprouvante. Il y a aussi les maisons parfois, et les routes au loin. Les routes qu’on suit, qui dérivent, qui dévient. Les immeubles qui broient, broient du noir dans les bandes grises des péripéties de banlieue. Là où tout est plus calme malgré le tonitruant (...)

  • 10 janvier 2006, par Orénok A. B.

    COMME UN SILENCE PERÇANT Comme un silence perçant. Figé. Et tout mouvement dans la continuité. Barber qui m’attend. Seul point fixe dans le temps Le disque qui tourne toujours à même allure Et tout autour qui vaque à son temps De solitude et de rayure. Comme une nuit étoilée Où tous les points d’or dansent Mais la polaire est tuée Et mène en silence la danse. Tous tout autour d’elle Comme une reine mais prisonnière A la recherche d’un point perdue elle Elle reste là suspendue à l’hier. (...)

  • 1er janvier 2006, par Orénok A. B.

    UN MUR NOIR Un mur noir que tu essaies de franchir, Tu ne voies le plafond, il est sans fin. Un mur noir, partie d’une dimension, à finir, Tu restes immobile devant le mur sans fin. Tu ne peux penser, il n’existe de passé, Et l’avenir n’est pas encore. Tu voudrais te mourir en un corps à corps, Mais ne pourras jamais, le monde est figé. Inerte, tu essaies de franchir le mur. Impassible, tu rêves d’un corps à corps impossible. Car le présent est figé et l’avenir sous sa texture. Ainsi, (...)

  • 1er janvier 2006, par Orénok A. B.

    De 94 à 2003, j’ai beaucoup écrit. Il y a de tout là dedans, des poèmes gamins, des écrits plus vieux, plus loin. Il y a de la rime, il y a de vers, et il y a des mots sans rime et sans vers. Il y a du noir, et il y a du blanc. Du beau, du laid. De l’amitié, de l’amour. De la haine beaucoup surtout. De la rage et de la légèreté. Des saisons. Du temps. Beaucoup de temps passé à écrire. Il y a beaucoup de pluie et beaucoup de soleil. Beaucoup de personnel et beaucoup d’invention. Beaucoup de vrai et (...)