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C’est ta chaleur

mardi 30 juin 2009, par Orénok A. B.

C’est ta chaleur.

Ça me brûle, ça me consume, ça me fait mal.
Ça m’éclaire, ça m’aveugle, ça m’éblouit.
C’est comme un éclair dans un grand feu de rage dans l’orage étouffant.

C’est toi.

C’est ta peau, sur la mienne.
C’est ta chaleur, sur moi.
C’est ta lourdeur, dans moi.
C’est ta lumière, à côté de moi.
C’est de sentir, ces gouttes de sueur perler le long de mon corps comme des filaments d’épée.
C’est l’évanouissement du monde, quand tu es là devant mes yeux aveugles.
C’est cet engourdissement du corps et de l’esprit, quand tu me souris.
C’est ce mal de tête, qui frappe, qui frappe, frappe, quand nous nous déchirons.
C’est l’envie de mourir, au creux de ton être.
C’est ton amour, que j’aime.

C’est toi, tout simplement, qui accorde le sol avec la pluie, l’ombre avec le jour.
C’est toi, tout simplement, qui me donne l’énergie nécessaire à mon périple sur terre.
Ce sont tes égarements, ce sont les miens, quand on s’aime trop et que de cet amour, naît la haine la plus profonde qui soit : ce sont ces torrents de grêle, à la naissance de l’été.

Ce sont tes déserts, cuisants.
Ce sont tes îles, écumantes et bouillonnantes.
Ce sont ces plages de feu, où ne poser la plante des pieds qu’au prix de la plus vive brûlure.
Ce sont ces rocs de pierre gelée où s’allonger, à l’hiver, dans la tiédeur de ton amour.
C’est toi que sans cesse, je recherche.
C’est pour te suivre, que je voyage.
C’est contre la montre, que je te suis, dans ta course elliptique.
C’est d’aimer ton éclipse, et quand tu reparais.

Ce sont tes coups de blues, tes coups de rage.
C’est tout ton être nerveux, vibrillatoire, qui brûle, qui accuse, qui aveugle, et soudain rend la parole.
C’est grâce à toi, à tes colères, à tes brimades, à nos rabibochages, que je suis là.

C’est toi.

Je me lèverais au chant du coq pour te voir.
Je ne m’endormirais qu’à la nuit tombée, pour te veiller.
Et j’attendrais toujours, sans fin, que tu reparaisses, au petit matin.

C’est à minuit ne plus savoir : si tu m’aimes encore, si tu reviendras.
C’est prier pour que dans ton absence, au-delà de mon hémisphère astral, tu ne m’oublies pas.
C’est espérer que tu sois toujours là : demain, après-demain, l’année prochaine, et dans mille ans.
C’est attendre, avec angoisse, que le jour se lève.
C’est toi, sans moi.
Ce ne sera jamais le contraire.

C’est remercier la terre entière, d’un baiser sur tes lèvres, que tu nous éclaires encore un peu, que tu nous réchauffes encore un peu.
C’est toi mon étoile, ma bonne étoile, un soleil de rosée, perlé de mille gouttes d’amours essoufflées.
C’est un jour, quand tu ne seras plus là.
Ce seront les pleurs de toute une famille, de toute une patrie, d’une planète entière.
C’est un jour quand tu auras disparu.
Ce sera ton souvenir gravé dans l’écorce terrestre ; cette dimension astrale de notre relation, qui fait, que ton règne sur moi, je m’y serai soumise, du début à la fin, de A à Z, une, entière, sans condition.
Du début de ma vie, à la fin de ma mort.

Orénok A.B.
25/06/09 – journée du soleil

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