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Mes 3 minutes de slam

Dernier ajout : 12 septembre 2015.


Un jour viendra, où tout le monde saura ce qu’est le slam. Ce n’est pas même rien, c’est moins que cela. Ce sont des mots qui volent, qui n’en côtoient d’autres que le temps d’une soirée, qui s’effacent aussitôt prononcés. Des mots qu’on ne dirait parfois pas ailleurs. Des mots qui n’ont pas toujours vocation à s’écrire. Des mots qui se disent. Qui se partagent. Qui se transmettent, volent en éclat et transpercent le silence aveuglant de cette société.

  • 14 avril 2009, par Orénok A. B.

    C’est quand que les clous se décloureont ? C’est quand que les clous se décloueront ? Quand est-ce que les murs tomberont ? Ca fera quoi quand on arrêtera d’penser dans des cases, de s’coller des étiquettes, de s’donner des noms, de dire oui, tiens, toi tu fais partie d’la catégorie des princesses Leila Et si demain le monde s’arrêtait où est-ce qu’on nous rangerait ? Dans quel tiroir ? Moi j’veux pas d’un monde comme ça, divisé en princesses Leila d’un côté et de l’autre cow-boys, rois du far-west, (...)

  • 10 février 2009, par Orénok A. B.

    Les âges de la vie. Autre atelier d’écriture. Entre l’enfance heureuse et la mort malheureuse, un grand âge en forme de rond, de cercle. Un dandinement, de là à là, un balancier, d’ici à ici. Un sans-cesse recommencement vers plus d’amour. Avec tout autant de maladresses, de douleurs, d’imperfections. De perfections. Quand j’aurai 300 ans Quand j’aurai 300 ans Que le temps sera passé sur moi comme un ouragan de trois mois Quand j’aurai 300 ans Que j’aurai vu tourner la terre 3 milliards de soleil, et (...)

  • 30 novembre 2008, par Orénok A. B.

    Amour et volupté. Ecriture. Atelier de slam. Et la nature, là-dedans l’amour ? Et l’arbre, là-dedans la nature ? Et l’homme là-dedans l’arbre ? Et l’arbre, là-dedans l’homme ? Et le corps vrai là-dedans l’arbre, l’homme et la nature ? Virginité (Comme j’ai fait l’amour) Quand pour la première fois J’ai fait l’amour à la nature Comme je me suis noyée dans toi l’érable Mêlant nos germes et mêlant nos sueurs Ton âcre sève d’amant au corps si dur Ô doux sirop suintant sur mon corps pas mûr Sur ma peau (...)

  • 30 septembre 2008, par Orénok A. B.

    De la vie en noir au monde en blanc, il n’y a qu’un pas. travail. dépression. absurde. manque de sens. de saveurs. d’odeurs. mort. Un texte tout autant empreint de mort et d’absurde que la vie en noir respire de sens et de vie. Je veux un monde en blanc Je veux un monde en blanc Tout propre bien aseptisé Des carreaux qui brillent, même dans les WC Des dossiers bien rangés, et des casseroles bien empilées Je veux un frigo dégivré, et un micro-onde nettoyé A la ouate, et à l’alcool Des tailleurs (...)

  • 15 juin 2008, par Orénok A. B.

    Bar à pluie où il pleut, bar à sol où ça muse au soleil, bar à mots où ça mord le micro....bar, bar, bar, bar à chute pour amortir les sauts dans le néant, bar à mots pour réécrire tous les maux... Et puis un peu de bar d’aile pour ne pas remettre tout ça dans l’ordre, ne rien ranger, laisser en l’état. Un bar en bord’aile, finalement, un bar pour voyager. Le bar à mots J’ai itinéré sur les routes de bar à pluie en bar à sol, de bar à sol en bar à mots Pour faire la pluie et le beau temps sur tes rimes et (...)

  • 6 avril 2008, par Orénok A. B.

    Loin derrière le monde, il y a une porte. Que cache t-elle sinon « un monde de pâles répliques en jouets de ce qui se joue dans le grand monde » ? Mon placard à jouets (Je voudrais dédier ce slam à un homme qui m’a beaucoup aidée, Et qui continue de m’aider) Loin derrière le monde, il y a une porte Une toute petite porte de vieux bois, peinte, en blanc Une toute petite porte Et quand on l’ouvre derrière, il y a plein de jouets De toutes tailles De toutes époques Il y a de toutes petites (...)

  • 30 mars 2008, par Orénok A. B.

    « Maman ». Jamais dit. Depuis longtemps. « Maman ». Longue histoire. Texte long. Pour la journée de la femme. Des femmes. 2008... Et puis s’en vont. Et puis s’en va. Souvenir. Lettre à ma Maman Pour une fois, j’avais envie de parler de moi directement Sans métaphore allégorie, peut-être parce que c’est simplement Ton jour à toi Maman, de femme-mère de femme-morte. Je me souviens. Tu étais mère, tu étais femme. Façonnée pour les hommes, rieuse et souriante. Tu étais femme, quand j’avais 10 ans. Je (...)

  • 15 mars 2008, par Orénok A. B.

    Un grand cri contre ce que j’appelle la « bonheur society »... Voir la vie en noir, c’est un peu comme certains verraient le monde en rose ou d’autres en ver(t)s... Une vie faite de reliefs, de côtes, de montagnes. Bien loin des plaines calcaires d’ici bas, des phénomènes météo tempérées dans nos régions et des vies bien rangées... La Bonheur Society XXe siècle, la fin XXIe, le début Sans le savoir, vous vivez dans un monde prisonnier On a fait croire à l’homme que le bonheur est premier Mais moi, (...)

  • 1er mars 2008, par Orénok A. B.

    Un petit moulin, quatre ailes, planqué dans le rebord d’un tableau. Un petit moulin, quatre ailes, planqué dans le rebord d’un souvenir. Un petit moulin, quatre ailes, planqué dans le rebord d’une chanson. Un petit moulin, quatre ailes, planqué dans un rebord de l’Histoire. Le moulin, la famille, et le temps qui passe, qui passe, qui passe, qui passe.... le moulin, la famille, et cet homme-éternité, mi-dieu, mi-titan, anti-héros de l’histoire. Arrivera t-il seulement à soigner « les blessures que le (...)

  • 14 février 2008, par Orénok A. B.

    Vadrouille avec la mort J’ai longtemps vogué sur les rives de la vie Marché le bord des sentiers de la mort J’ai vu celle que l’on croise le regard fuyant, Celle qui fredonne un refrain effrayant Celle qui te cherche Toi, l’Homme heureux Celle qui me cherche moi, femme aveuglée femme sans Dieu J’ai longtemps remis à demain ce que je pouvais faire hier J’ai longtemps agi sans pensée, agi sans prière On m’a souvent reproché d’être trop ci, trop ça, Mais qu’avais-je alors à perdre d’être moi ? (...)

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