Accueil du site > Ecritures > Mes 3 minutes de slam

Mes 3 minutes de slam

Dernier ajout : 12 septembre 2015.


Un jour viendra, où tout le monde saura ce qu’est le slam. Ce n’est pas même rien, c’est moins que cela. Ce sont des mots qui volent, qui n’en côtoient d’autres que le temps d’une soirée, qui s’effacent aussitôt prononcés. Des mots qu’on ne dirait parfois pas ailleurs. Des mots qui n’ont pas toujours vocation à s’écrire. Des mots qui se disent. Qui se partagent. Qui se transmettent, volent en éclat et transpercent le silence aveuglant de cette société.

  • 7 décembre 2010, par Orénok A. B.

    De Caïn ou Abel, j’aurais choisi Abel. Parce que le nomadisme, c’est marcher, parce que berger c’est être nomade. Alors allons. Et levons-nous. Tôt. Mazette (5 heures du mat) Ca m’est tombé soudain Comme un ciel sur la tête 5 heures du mat à point Fallait qu’j’me lève, Mazette ! 5 heures du mat pourtant C’est pas une heure pour les poètes Pour les bergères, ben pt’être, Mais pas pour tous ceux qui s’entêtent ! Pas fait exprès, plus fort que moi Fallait qu’je sorte de ma chambrette Humer le (...)

  • 5 juillet 2010, par Orénok A. B.

    J’ai les deux pieds sur Terre, c’est comme un refrain, un refrain, une rengaine que je me répète de jour en jour et qui dicte un peu ma vie, les chemins que je prends, les voies que j’écarte. C’est un texte que j’aimerai toujours, je crois, parce qu’il me ressemblera toujours. Et qu’il restera le premier (que j’aurai écrit) à relier l’écriture à la nature, le réel au rêve, l’homme à la vie, une face de moi-même à l’autre face, en somme. J’ai les deux pieds sur Terre J’ai les deux pieds sur terre Et je suis (...)

  • 4 avril 2010, par Orénok A. B.

    Un texte aux sans-noms, parce que seul le nom donne existence, parce que seul le nom inclut, que son absence exclut, et que, sans nom, que peut-il bien rester de nous - sinon l’équilibre fragile de l’homme à la vie et de l’homme à la terre ? Les sans-noms Quand le cri des hiboux déchirera nos forêts de chimères, quand le poids de nos poings transpercera nos feuilles de papier, quand le goût de l’éternelle ivraie délivrera nos être de chair, quand les genoux des hommes se mettront en chemin, quand (...)

  • 14 février 2010, par Orénok A. B.

    Inventer. Inventorier une définition de la femme. Imaginer celle qui soit mienne. De moi à Lacan. La femme n’existe pas, paraitrait. Certainement qu’elle existe, mais certainement qu’elle n’existe que dans le désir de l’homme. Alors c’est quoi une femme ? Comment la définir ? Elle est quoi ? Elle a quoi ? Elle a fait quoi ? J’ai été, c’est un peu tout ça, à la fois. J’ai été J’ai couché des mots Modelé des vers Versifié des pages Paginé des livres, j’ai Délivré des princes Dormi à la belle Joué la (...)

  • 7 février 2010, par Orénok A. B.

    Demain (C’est à la fin de Dieu) C’est à la fin de Dieu, qu’on écrira l’histoire Et mes mots n’auront d’yeux, que pour ta sombre histoire Demain, tu écriras ta vie Comme sur un parchemin Comme une poésie Et tu poseras ton vers final Comme à l’envers Sur une feuille de cristal Demain, tu raconteras ta vie D’un ciel à l’autre Et d’une nef à l’autre Demain, tu poseras ta vie Il te faudra longtemps la regarder, la contempler et t’y mirer Pour ne jamais t’y reconnaître Demain tu (...)

  • 20 août 2009, par Orénok A. B.

    Les champs de mil (Et si le monde mourait) Et si le monde mourait et si tu te taisais tu n’srais plus rien qu’au bout d’la route un bout d’écoute On t’entendrait couler le temps On s’entendrait couler le temps Un bout d’silence Sur l’bout d’la langue J’aurais mes mots cachés à moi T’aurais tes mots cachés à toi On s’écouterait Sans s’regarder Sans se parler En regardant Le monde parler Le temps passer Et si tu te taisais que l’monde mourait qu’y aurait-il à regarder (...)

  • 30 juin 2009, par Orénok A. B.

    C’est ta chaleur. Ça me brûle, ça me consume, ça me fait mal. Ça m’éclaire, ça m’aveugle, ça m’éblouit. C’est comme un éclair dans un grand feu de rage dans l’orage étouffant. C’est toi. C’est ta peau, sur la mienne. C’est ta chaleur, sur moi. C’est ta lourdeur, dans moi. C’est ta lumière, à côté de moi. C’est de sentir, ces gouttes de sueur perler le long de mon corps comme des filaments d’épée. C’est l’évanouissement du monde, quand tu es là devant mes yeux aveugles. C’est cet engourdissement du corps et (...)

  • 20 juin 2009, par Orénok A. B.

    Et si tu revenais Et si tu revenais Et si tu revenais Tu serais là au coin d’la route, près de l’Eglise Tu porterais tes vêtements d’toujours Mon crocodile couleur perles Et quelques bijoux d’trois francs Et si tu revenais Juste pour nous dire bonjour Nous dire que c’n’était pas pour toujours Que tu n’reviendrais pas Et si tu revenais Tu serais là, une entière, vivante En chair et souriante Et si tu revenais Qu’on faisait une grande fête Pour fêter ton grand retour, de l’au-delà Et si (...)

  • 15 juin 2009, par Orénok A. B.

    La lettre à l’inconnu Je viens vous écrire une lettre d’amour Je n’vous connais pas Mais c’est pour toujours Si si, y’a qu’à en croire mon moi J’me sens intriguée par vot’ bizarre voix Puis mince enfin : pourquoi vous m’répondez pas Vous faites comme si je n’existais pas Et moi alors, vous pensez à moi, vous rêvez de moi ? Comme tour à tour, je rêve d’amour ? Y’en a que pour vous : c’est toujours comme ça Vous croyez que j’vous ai pas vus Là avec vos sous-entendus, vos mal-entendus Y’en a que pour (...)

  • 19 mai 2009, par Orénok A. B.

    J’ai inventé une nouvelle lettre J’ai inventé à perdre haleine une nouvelle lettre pas grecque pour un clou pas grecque pour un clou oui ce serait un clou une forme de belle bulle boule ouverte sur le haut j’ai inventé une nouvelle lettre ce serait un p désaxé, un p désossé un peu comme papa j’ai inventé une nouvelle lettre pourvu qu’elle ne reste pas lettre morte ou lettre muette sur le pas de la porte J’ai inventé une nouvelle lettre téléscopique en forme de lunette qui me viendrait d’un autre (...)

0 | 10 | 20 | 30