Accueil du site > Ecritures > Fictions adolescentes

Fictions adolescentes

Dernier ajout : 10 janvier 2006.


Un livre, c’est un rectangle. Le côté long. Le long côté. Celui qu’utilise le plus de mots pour arriver à terme. Accoucher. Un rectangle. Un mot. Qui s’étale. Qui s’allonge. S’étiole. Devient dans le temps de la lecture. Dans le (long)temps. Ces textes, ici, sont ceux d’un rêve, d’un rêve de petiote, écrire un livre. Ecrire des mots, et des mots encore, et des mots toujours, pour faire une histoire. Il y a des pages qui racontent la mort, d’autre l’amour. Des pages adolescentes. Fidèles à ce que j’étais. Et toutes fictionnelles. Toutes inventées. Parfois lacérées. Parfois lacérantes. Un bout de mon passé - révolu, enterré, comme un travail de deuil qui tourne une page.

  • 10 janvier 2006, par Orénok A. B.

    Travail de deuil ? Travail d’oeil ? J’ai écrit ce texte il y a pas mal d’années, j’avais 14 ans, 15 à tout casser, je ne sais plus. Texte enfantin parfois. Parfois moins. Un peu lourd. Il me rappelle mes années collège, quand j’apprenais à écrire et que je m’acharnais avec les mots, un bout de mon passé en somme. Ce n’est pas moi. C’est Emilie, c’est Melissa. Elle est morte depuis que j’ai grandi, mais ai-je vraiment grandi ? Ne suis-je pas plutôt devenue plus légère ? Insouciante ? Emilie, c’est elle, (...)

  • 1er janvier 2006, par Orénok A. B.

    Epistolaire et fictionnel. Lettres, c’est une fiction. Une fiction et l’histoire d’un enfermement. Réel, lui. Quelques jours à peine d’écriture, je me souviens, j’avais quelque chose comme 17 ans, j’étais cloitrée, enfermée, murée dans un silence sans faille, un crayon à la main, et il y avait cet ordinateur tout neuf, pas loin de ma chambre. Alors j’y ai posé des lignes, incessamment, heure après heure, presque jour et nuit, ligne après ligne, mots après mots, maux après maux. Pour dire. Pour dire du (...)