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Sur le travail et l’épanouissement professionnel

mardi 10 février 2009, par Orénok A. B.

On nous fait croire certes depuis notre plus jeune âge que le travail participe obligatoirement, ou du moins dans l’idéal, à l’épanouissement de soi... quand au demeurant, travailler, c’est d’abord manger. On se demandait déjà à la maternelle : qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? Plombier, policier, institutrice ? On répondait infirmière, pour sauver des gens. On croyait devenir des métiers - nous ne sommes que des humains qui mangeons, et qui, dans cette société, pour manger, devons nous trouver une place économique. Si le sens reste, demeure, et qu’on sauve des gens, tant mieux, qu’on puisse vouloir s’en rapprocher, qu’on puisse en être frustré parce qu’on en est loin, pourquoi pas. Mais je rêve un instant que nous n’en soyons plus dupes. La plupart des réalités professionnelles en attesteront, et l’ouvrier spécialisé qui visse et dévisse à longueur de journée son boulon le premier : travailler c’est manger. L’homme - et le sens, et son sens - est au-delà - et heureusement.

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