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Des mondes

samedi 12 septembre 2015, par Orénok A. B.

Il y a des mondes qui ne finissent pas. Ils ouvrent leur champ à tous les horizons, et tous les horizons les regardent, sans les pénétrer. On n’en cherche la voie, l’entrée et sans cesse elle se dérobe. On y entre sans savoir ce qu’on y vient chercher, puis, soudain, la porte n’est plus. La pensée est un de ces mondes là. De l’un, impénétrable à l’autre. De l’autre, impénétrable à l’un. Mais parfois une fenêtre. Mais parfois un verre sale. À travers le carreau transparaît alors l’infini. Une image sombre, terne, poussiéreuse si la vitre n’a pas bien été faite. Mais malgré le temps qui fait reposer la poussière, l’éclat est bien là. Il suffit de le savoir, quand on regarde.

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