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Aussi loin que l’on regarde

dimanche 2 juin 2013, par Orénok A. B.

Aussi loin que l’on regarde, il n’y a que l’horizon. Nos êtres déconnectés de leur racines, leurs corps projetés vers un futur radical. Aussi loin que l’on regarde, il n’y a que l’horizon. L’homme, perdu, au milieu du grand champ de la vie, s’y meurt. Sa seule survie est de se lever chaque matin avant le lever du soleil, de regarder le soleil poindre chaque matin au-dessus de l’horizon, de travailler tout le jour en suivant sa haute trajectoire dans le ciel, avec toujours autant d’amour et autant de volonté, avant d’aller se coucher tout au fond de l’horizon. C’est quand on a atteint l’horizon, que le ciel se referme. Entre temps, tout n’est que question de regard : voir le ciel, regarder le soleil, aimer tout au fond de son coeur les plus petites choses de l’existence comme les grandes, et partager chaque bout de pain, chaque fruit, chaque vers, avec les siens. Ceux que l’on aime. Notre horizon.
FB, 2 juin 2013

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