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Entre poésie et philosophie

Dernier ajout : 12 septembre 2015.


Ce sont des textes du tout les jours, des textes du quotidien, des re-post de Facebook, des statuts sociaux, des jours sans rêve où il ne reste plus que le vers pour avancer. Des textes court qui m’obligent à aller, encore, toujours plus loin. Trouver « quella mia forza nel fondo dell’anima mia », cette force qui est mienne, au fond de mon âme. Des statuts courts, des statuts longs. Des bouts de textes où transparaissent la recherche d’un certain sens et celle du mot.

  • 12 septembre 2015, par Orénok A. B.

    Il y a des mondes qui ne finissent pas. Ils ouvrent leur champ à tous les horizons, et tous les horizons les regardent, sans les pénétrer. On n’en cherche la voie, l’entrée et sans cesse elle se dérobe. On y entre sans savoir ce qu’on y vient chercher, puis, soudain, la porte n’est plus. La pensée est un de ces mondes là. De l’un, impénétrable à l’autre. De l’autre, impénétrable à l’un. Mais parfois une fenêtre. Mais parfois un verre sale. À travers le carreau transparaît alors l’infini. Une image sombre, (...)

  • 1er août 2015, par Orénok A. B.

    J’ai reçu deux notifications Meetic. Je me suis dit quels sont encore les clowns qui m’écrivent un mail sans me connaître et qui n’y diront rien. L’un des deux clowns de la journée, ami d’enfance. Je souris. « Haha » a-t-il écrit. Je lis la complexité du monde dans la complexité de son regard sur lui-même (son-dit-profil), et pourtant le monde est aussi simple qu’une soirée passée ensemble. Je me dis : je vais lui dire que quand même le monde est devenu un beau bordel d’entrelacs de fils électriques pour que (...)

  • 15 février 2015, par Orénok A. B.

    « Mon devoir de réserve s’arrête là où mon devoir de désobéissance commence. » « Corvéable jusqu’à où ? Jusqu’à la merci ? Jusqu’au Beretta qui explosera mon cerveau en limbes d’étoiles ? » « Envie de bosser jusqu’à quel point ? Jusqu’à celui de passer sous un camion pour n’y plus retourner ? » Dans ma tête, les phrases s’enchaînent, elles sont comme un fil dentaire qu’on n’arriverait plus à couper. Elles hérissent mes poils comme un mauvais rêve. Elles empêchent la nuit de venir quand les étoiles sont tombées depuis (...)

  • 30 septembre 2014, par Orénok A. B.

    Tours, 28 septembre 2014, un dimanche Parce que les mots ont un sens, je dis. Parce que je dis, je suis. Je ne suis pas grand-chose. Que le vent dans tes cheveux, qu’un son dans les ampoules. Ca fait une musique bizarre, quand on les secoue, c’est La Belle Rouge. C’est l’assemblée, la grande annuelle, la générale, l’assemblée du slam. Ce sont des sourires, des yeux qui rient, des éclats de voix, des phrases tremblées, à peine dites, à peine murmurées. Et la rumeur, ample, grandit, monte dans la salle. (...)

  • 27 août 2014, par Orénok A. B.

    Triste. Triste veut dire noir. Du latin tristitia, -ae « affliction ; caractère sombre, sévère ». Triste, c’est la couleur portée les jours sombres, les jours de deuil, les jours où le ciel vous tombe sur la tête. Les jours sans âges, parce qu’il y aura toujours des jours comme cela - aussi loin qu’on ira sur la courbe du temps. Des jours, où, en fin d’après-midi, il ne reste que le ciel enflammé de gris et de bleus, que les collines ardennaises, que la verdure qui ploie sous l’eau, que les arbres qui (...)

  • 5 mars 2014, par Orénok A. B.

    Corps. Corps. Des corps. Pris dans le vif. Saisis au vif de leur existence. Au faîte de la vie, nous regardons toujours dans le ciel, les nuages, les miroitements de nos ombres sur les flaques, nos rides dans le miroir, cheveux envolés au vent dans l’air mourant. Au faîte de la vie, il y a toujours quelque image de nous-mêmes que l’on regarde de ce même regard vide, dans l’étouffement des petits matins fatigués et des journées crues. Au faîte de notre vie, il y a toujours un quelque chose de lancinant (...)

  • 11 février 2014, par Orénok A. B.

    Echanger une rencontre contre de la musique qui « imbibe ma carcasse » ? La musique s’achèterait-elle ? L’homme s’achèterait-il ? Tout a un prix en ce bas monde : jusqu’aux tympans qui me cisaillent le coeur. Dès la fois, la société me fait gerber, y’ pas d’autres mots pour le dire. Dès fois, je voudrais briser les belles et lisses fenêtres invisibles qui m’enserrent. Mais elles sont en plexy et je suis de papier. Quelle chance ai-je à moins de brandir une hache ? Aucune. Que celle de continuer à marcher (...)

  • 9 janvier 2014, par Orénok A. B.

    La tristesse est la plus difficile des choses à comprendre au monde : en même temps elle est beauté, en même temps vie, en même temps mort. Etre triste, n’est-ce pas être en vie ? Toucher le froid des pierres de la cathédrale, et voir ces stalactites descendre le long des arbres sur ces photos prises il y a 100 ans au moins. FB, 9 janvier 2014

  • 10 novembre 2013, par Orénok A. B.

    Au loin, il y a l’Afrique, les Alpes, les mois de transhumance, les béliers et les brebis à garder, les bulletins à faire signer dans la rue, la cueillette des pommes en Touraine, le gigot d’agneau à faire cuire, l’organisation de la 1re Coupe de la ligue slam de france, la poésie, les mots, les champs de mil et de sorgho, la blancheur des monts de là-bas, les bois limitrophes des Ardennes, la vie de ma mère regardée au travers des yeux de ma grand-mère, les gens qui sont partis, ceux qui ne sont plus (...)

  • 13 juillet 2013, par Orénok A. B.

    Dix milliards d’années plus tard, les hommes avaient tout cassé. Encore qu’ils n’étaient que des gamins pas tout à fait aboutis dans leur projet de vie... Menant d’éternels projets dans d’éternels mondes, à la lueur éternelle de leurs désirs et de leurs coeurs, marchant dans le froid, dans la faim et le noir, mais toujours et sans cesse projetés en avant par cette incroyable lueur qui perçait entre deux murs. La jointure d’un monde mal fini, où l’univers tout entier se tenait enfermé. Briser les limites. (...)

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