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Sur le Champ d’Orénok...

samedi 15 février 2014, par Orénok A. B.

Orénok, comme un fleuve et des vers qui ont marqué mon regard d’une empreinte indélébile.
Orénok, c’est un pseudo. Un pseudo de slam, un pseudo de slameuse. Le Champ, c’est mon autre vie ou l’une de mes autres vies : une vie faite de marche autant que d’écriture ou de photo, d’un amour de la nature autant que des mots.
Le Champ, ce n’est pas loin du chant aussi, du champ des mots, du chant de la voix.
Dans une société où prime le silence, on n’entend plus nos voix. Dans une société où prime le paraître, on ne voit plus l’être. On ne fait qu’exister. Vainement.
Ce site est une tentative pour dire. Une tentative pour partager ce regard. Pour être au-delà de l’être. Me faire mot, me faire écriture, me faire vue. Retrouver la voix, entre toutes les voies sur lesquelles nous emporte le monde.

Alors pour commencer, un mot sur l’Orénoque, un mot de Pablo Neruda, du Chant Général.

Orénoque, laisse moi sur tes rives, de cette heure d’alors où l’heure était sans heure
Laisse-moi comme alors aller sans vêtement et pénétrer dans les ténèbres baptismales.
Orénoque, fleuve écarlate, laisse moi plonger mes mains qui rentrent à la maternité, à ton courant,
Fleuve de races, patrie de racines, ton ample rumeur, ta lame sauvage,
viennent d’où je viens, moi, des solitudes, pauvres et hautaines, d’un secret comme un sang, d’une mère d’argile silencieuse.

Pablo Neruda, Le chant général

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